Co-construction de la Lab School # 2 – Compte-rendu

 

Rappel du contexte de création d’une lab school (Pascale)

Informations nouvelles

Locaux

Une piste prometteuse a été trouvée grâce aux fondateurs du Liberté Living Lab. Elle devrait être confirmée en janvier. Il s’agit d’un local de 150 m², plus un sous-sol aménagé de 50 m², situé à proximité du Liberté Living Lab.

Lab School des arts (activités périscolaires de l’école)

Présentation de la start up Creature (hébergée au CRI et en résidence au Liberté Living Lab) qui pourrait contribuer à mettre en place les activités périscolaires dans le cadre de la Lab School des arts. Le projet de Creature est de proposer des formations gratuites à l’entreprenariat culturel à des porteurs de projets culturels. Celui de la Lab School des Arts entre en résonance avec leur propre projet. Les collaborations sont à définir : une réunion est prévue en janvier.

Par ailleurs, certains intervenants artistiques extérieurs ont déjà été identifiés.

Comité de pilotage et partenaires

L’équipe du comité de pilotage de Lab School s’agrandit et accueille Léa Douhard. Deux entrepreneurs – Marine Niox-Chapuis et Michel Fareng – vont nous aider à développer le projet et en particulier contribuer à la levée de fond. Grâce à la générosité du Liberté Living Lab, Audrey Jarre, l’une des aventurières de l’EdTech World Tour, pourra consacrer deux jours par semaine au développement du projet (en particulier à la communication et à la recherche de financements-.

Relations

Avec l’Éducation nationale

  • Le projet de Lab School va être présenté à la rectrice de Seine-Saint-Denis.
  • Les membres de la CARDIE de l’Académie de Paris sont intéressés par le Lab School Network et par des formations telles que BEST-profs (Bien-être, santé et travail) pour leurs formateurs et pour les enseignants.
  • Des recherches actions vont être mise entre place avec plusieurs établissements publics à Paris, au Blanc-Mesnil et à Fontenay dans le cadre du Lab School Network.

Avec le quartier

Pour les relations avec le quartier, il faudra attendre confirmation du local. Une rencontre est prévue avec les élus pour proposer de mettre en place un espace de potager urbain sur la place Sainte Foy, au bout de la rue d’Alexandrie, qui pourrait aussi servir de cour de récréation aux élèves de la Lab School.

Internationales

Un contact a été pris avec la Lab School de UCLA, dont le positionnement est un modèle (bilinguisme, ouverture à la diversité). Ils ont notamment une position intéressante par rapport à la recherche et à l’adhésion des familles au projet de l’école : si les parents ne souhaitent pas que leurs enfants participent à des expérimentations pédagogiques, ils sont invités à les inscrire dans un autre établissement.

La Lab School Paris est la deuxième école en Europe à être affiliée à l’association internationale des Lab Schools (IALS). La première, Labyrinth Laboratory School, est située en République Tchèque.

Pré-inscriptions

À ce jour, 21 enfants sont pré-inscrits. Ce nombre est en augmentation depuis la dernière réunion. Cet indicateur est encourageant, compte tenu du fait que le lieu est toujours indéterminé.

 

Séance de questions

Qui est membre du comité de pilotage ? La réponse est visible sur le site.

L’idée du collège reste-t-elle d’actualité ? Oui mais la procédure est plus complexe que pour une école élémentaire et d’autres agréments devront être obtenus (de la part du conseil départemental notamment). Il y a aussi plus d’exigences au sujet du profil des enseignants. Ce projet qui doit s’inscrire dans la continuité du programme scolaire des cycles 2 et 3 doit encore s’affiner, mais l’ouverture de la 6e (dernière année du cycle 3) est prévue pour la rentrée 2018-2019.

Quel sera le nombre d’enfants à besoins éducatifs particuliers ? Cette question dépend de différents paramètres (le type de handicap, la présence ou non d’une AVS…). Elle sera discutée aujourd’hui lors d’un travail de groupe en atelier.

 

Travaux en ateliers

Quatre thèmes sont prévus pour le travail en groupe :

  • Les enfants à besoins éducatifs particuliers
  • Les compétences non cognitives (soft skills)
  • L’aménagement matériel de l’école
  • Les pratiques artistiques

 

Restitution des groupes de travail en atelier

Les enfants à besoins éducatifs particuliers

  • Comment travailler les compétences relationnelles entre élèves dans le cadre de l’accueil d’enfants à besoins éducatifs particuliers ? Le travail coopératif peut être un levier. Il est nécessaire de donner des opportunités et des méthodes aux enfants dits particuliers pour mettre en avant leurs qualités auprès des autres élèves.
  • La notion de tutorat, de référent va jouer, et aider. L’autonomie et l’apprentissage avec les pairs sont aussi des ressorts.
  • L’institution les met en situation de personne en besoin d’aide. Lorsqu’il sont mis en situation de collaboration, en leur permettant des déplacements, des progrès sont constatés.
  • Comment sensibiliser les équipes ? Certains parents ont essuyé un refus de bénéficier des sensibilisations proposées de la part des enseignants. Cette sensibilisation ne doit pas être stigmatisante. Elle peut se faire sur l’idée de la différence entre chaque élève plutôt que sur un handicap en particulier. La différence doit être présentée comme une richesse, une reconnaissance particulière de la diversité.
  • Comment en parler ou ne pas en parler ? Il est surtout important de faire vivre l’acceptation de la différence au quotidien.
  • Quelle place attribuer à une AVS ? Lorsqu’elle est en charge d’un élève, elle doit pouvoir accompagner les autres pour que ce soit moins stigmatisant pour l’élève, plus valorisant pour elle, de lui offrir en quelque sorte une place d’une adjointe du professeur.

Les compétences socio-émotionnelles (soft skills)

Plusieurs propositions ont été formulées parmi lesquelles :

  • Proposer des séances de méditation en début de journée. Rappel de l’importance d’avoir des activités ritualisées.
  • Donner des responsabilités aux enfants : les différentes tâches quotidiennes (rangement, balai après une activité…) pourront être réparties entre les enfants et les adultes, avec un système de rotation ; les enfants s’approprient ainsi le lieu. Même système pour certaines tâches en classe : faire des conseils de classe où les enfants sont responsables de la prise de notes, de la gestion du temps, et au fur et à mesure de l’animation…
  • Ce système pourrait jouer un rôle d’une éducation à la citoyenneté (ne dévaloriser aucune forme de travail).
  • Proposer un système de tutorat qui permet à la fois d’aider ceux qui en ont besoin, de mieux les accueillir, mais aussi de développer des compétences sociales.

Différentes autres questions ont été traitées :

  • La mise en place en début d’année d’une activité de type « jeu de la cacahuète » (on doit prendre soin d’une personne tirée au sort sans être démasqué).
  • L’importance que les enfants puissent reformuler leurs apprentissages.
  • L’importance des travaux de groupes, de la pédagogie de groupe et de l’évaluation de ce travail de groupe.
  • L’échange avec d’autres écoles et d’autres Lab Schools (p. ex. les lab schools de UCLA et de Washington, Mumbai gateway) : certaines de leurs pratiques peuvent nous inspirer. L’association internationale des Lab School (IALS) organise chaque année un grand congrès : il faudrait y aller l’an prochain et, en attendant, s’inspirer des publications de l’IALS (qui finance également des recherches).
  • Travailler la citoyenneté.
  • L’éveil corporel pourrait être enseigné aux parents par les enfants.
  • Une école en Allemagne propose un micro ouvert pour présenter une difficulté résolue.

Comment va-t-on évaluer ces compétences ? Le réseau d’écoles KIPP a développé un questionnaire. L’un de nos partenaires, Scholavie travaille actuellement à une adaptation en français. Pour en savoir plus sur le questionnaire KIPP, voir le document en ligne.

L’aménagement matériel de l’école

Un constat est fait : il faut partir des besoins fonctionnels (question des toilettes, des points d’eau nécessaires aux 2 étages, de la sécurité par rapport aux escaliers, etc.).

Autres questions abordées :

  • Luminosité des locaux (agrandir et, si possible, multiplier, les ouvertures pour avoir de la lumière naturelle : portes vitrées, par exemple).
  • Mettre des murs végétaux ?
  • Environnement sonore : des cloisons coulissantes pourront permettre d’aménager les espaces (sur les temps scolaire et périscolaire). Réfléchir à l’isolation phonique.
  • Aménagement des espaces : il sera nécessaire de prévoir un coin bibliothèque, un coin numérique, un espace de repos. Il faudra réfléchir aux moyens de passage entre les différents espaces sans déranger.
  • Travaux : nécessité de prévoir d’employer des matériaux qui s’entretiennent facilement. Il est important de s’assurer que les espaces sont bien ventilés, réfléchir à la climatisation et au chauffage, et éviter de passer trop de temps d’affilée en sous-sol.
  • La cantine ? Les repas pourront être pris dans l’espace du Liberté Living Lab. Les enfants seront toujours accompagnés par des éducateurs ou des adultes responsables afin d’assurer leur sécurité pendant ce temps (déplacements, va-et-vient d’adultes, multiples entrées et sorties). Menus bios, peu de viande, une nourriture équilibrée : nous chercherons à engager un partenariat avec une association, comme c’est le cas, par exemple, à l’école Montessori 21. Si on ne peut pas trouver une solution satisfaisante d’ici la rentrée, chacun apportera son repas (lunch box).

Pratiques artistiques

Les pratiques artistiques ont une part importante à la Lab School. En outre, les activités périscolaires se dérouleront dans le cadre de la Lab School des arts, dont les objectifs et les méthodes pédagogiques convergent avec ceux de la Lab School. Elles visent notamment à cultiver, outre les pratiques artistiques, les compétences socio-émotionnelles et l’écocitoyenneté. Les ateliers périscolaires, fondés sur une pédagogie de projet, se dérouleront en français ou en anglais : chaque période (trimestre ou semestre, à définir) sera centrée sur un thème et les activités donneront lieu à une performance publique.

Différents types d’activités sont suggérés, parmi lesquelles il faudra faire des choix. Dans certains cas, les liens avec d’autres domaines (sports, yoga) pourraient être explorés :

  • musique – voix
  • théâtre – improvisation
  • danse – Capoeira – Yoga
  • ateliers d’écriture (histoires, pièce de théâtre)
  • arts visuels, design (y compris créations en 3D, voir Tech kid academy)

Des activités qui demandent des plages de temps plus longues seront organisées en plus pendant les vacances et durant le club du mercredi. Par exemple :

  • ateliers de programmation (code)
  • poterie/sculpture
  • réalisation de films
  • Game lab

Un goûter en anglais pourrait être proposé aux enfants qui sont déjà présents avant les ateliers.

Certains ateliers, en particulier en fin de journée, pourraient associer parents et enfants.

Les possibilités de partenariat sont à étudier, en concertation avec Creature. Des contacts ont déjà été pris avec des structures dont la pédagogie nous semble particulièrement intéressante, notamment la Park Slope Rock School et l’École internationale de théâtre Jacques Lecoq. Une fois que le lieu sera déterminé, Pascale prendra contact avec les différentes écoles de pratiques artistiques de l’université Paris Sciences et Lettres (PSL) pour voir si des enseignants ou des étudiants de certains de ces établissements, intéressés par l’innovation pédagogique, sont susceptibles d’intervenir à la Lab School. Ces établissements sont : le Conservatoire national de musique et de danse de Paris, l’école de cinéma La Fémis, le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, l’École nationale supérieure des arts décoratifs et l’École nationale supérieure des beaux arts.

 

Prochaines réunions

Quel horaire est le plus pertinent pour la prochaine réunion ? Le samedi semble bien.

Une fois la localisation de l’école confirmée, nous entamerons une campagne de communication pour faire connaître la Lab School et recruter les élèves. Elle commencera au mois de février. Au même moment, Judith Grumbach et le Liberté Living Lab organisent un festival du film sur l’éducation, en amont de la sortie du film de Judith, Une idée folle (7 mars).

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