L’ÉCOLE

Quel est le programme suivi par la Lab School Paris ?

Le programme scolaire s’appuie en grande partie sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture de l’Éducation nationale, qui est structuré par des cycles pédagogiques de trois ans, ce qui laisse à chaque enfant le temps d’apprendre à son rythme. L’organisation en cycles d’apprentissage apparaît dans la structure même de l’école puisque les élèves sont dans des classes multi-niveaux. Le respect du socle commun permet notamment de faciliter la circulation des élèves entre différentes école lorsqu’ils sont amenés à retourner dans le système traditionnel, par exemple, à l’occasion d’un déménagement.

Ce programme est enrichi par le bilinguisme : certains apprentissages se font en anglais et français, avec une progression adaptée au niveau de l’enfant, selon qu’il est francophone, anglophone ou bilingue à son arrivée à la Lab School Paris. L’objectif, à terme, est de permettre aux enfants bilingues et à ceux qui maîtrisent bien l’anglais de pouvoir suivre des enseignement dans les fondamentaux (maths, sciences, histoire-géographie).

Par ailleurs, une place importante est accordée au développement des compétences psycho-sociales (soft skills) et la Lab School Paris inscrit la notion de bien-être – celui des élèves comme celui des enseignants – au cœur de son projet pédagogique, en s’appuyant sur des méthodes validées par la recherche scientifique.

Quels sont vos liens avec l’Éducation nationale ?

La Lab School Paris travaille en collaboration avec différents acteurs de l’Éducation nationale. Les deux premiers enseignants de la Lab School, Colin Fillaudeau et Julie Vescio, ont une dizaine d’années d’expérience d’enseignement dans l’Éducation nationale.

Par ailleurs, toutes les écoles indépendantes sont soumises à un contrôle régulier par un inspecteur. La Lab School a été inspectée en janvier 2018 par deux inspecteurs de l’Éducation nationale.

Notre conseil pédagogique comprend des représentants de l’Éducation nationale, notamment un professeur de mathématiques, un professeur d’histoire-géographie, un professeur de l’ESPE de Paris et une rectrice d’académie).

Enfin, l’équipe de chercheurs du réseau auquel est adossé la Lab School, le Lab School Network, travaille en lien avec les conseillers académiques en recherche-développement, innovation et expérimentation (CARDIE) de l’académie de Paris pour mettre en place des recherches-actions auxquelles la Lab School Paris sera associée.

Comment sont choisis les enseignants ?

L’équipe éducative, bilingue, est principalement composée à la rentrée 2017-2018, de deux éducateurs – un francophone et une anglophone. D’autres enseignants, anglophones et  francophones, interviendront de façon ponctuelle à l’école. Nos enseignants sont recrutés sur la base de leur formation dans le domaine de l’éducation ainsi que de leurs expériences pédagogiques, en France et à l’étranger. Ils se distinguent par leur engagement passionné pour des pédagogies progressistes, adaptées à tous les styles d’apprenants et suivent une formation continue. Ils participent à des travaux de recherches et à des séminaires qui leur permettent d’effectuer une veille scientifique.

Pourquoi ne pas avoir ouvert une école sous contrat avec l’Éducation nationale ?

Il faut 5 ans d’exercice avant de pouvoir demander un contrat d’association avec l’État.

Comment organisez-vous les niveaux ?

À l’ouverture, la Lab School Paris accueille une trentaine d’enfants de niveau CE2, CM1 et CM2. À la rentrée 2018-2019, les trois niveaux du troisième cycle de l’Éducation nationale seront assurés (CM1, CM2 et 6e). Chaque élève a un enseignant référent avec qui il fait le point sur ses acquisitions à intervalles réguliers, afin de lui permettre d’avancer à son rythme, en individualisant le plus possible son parcours. Les enseignants travaillent en étroite concertation et organisent les activités de façon à favoriser la collaboration entre les élèves de niveaux différents (tutorat par les pairs).

Comment sont organisées les activités en fonction des âges ?

À la Lab School Paris, les « classes » sont remplacées par des groupes de référence (cf. Saltet et Giordan, 2010). L’école est dans un espace ouvert : il n’y a pas de salles de classe où les élèves sont séparés. Ce regroupement pédagogique permet à chaque élève de participer à des activités en fonction de son niveau et de ses aspirations, en modulant les groupes selon les enseignements ou les projets. Un élève de CP anglophone pourrait ainsi, par exemple, suivre les acquisitions en mathématiques du niveau CE1 s’il a des facilités dans ce domaine, apprendre la lecture en français avec d’autres élèves de son niveau et participer aux activités d’anglais avec d’autres élèves anglophones, tout en étant en « binôme » avec un élève francophone plus âgé que lui, qu’il pourrait aider à progresser dans ce domaine. Les groupes sont constitués pour une durée d’une période et peuvent être revus au moment des vacances scolaires, si les élèves le souhaitent. De plus, des discussions lors des réunions de concertation de l’équipe permettent d’optimiser le parcours de chaque enfant et de veiller à l’équilibre entre les groupes.

Notons que cette organisation multi-niveaux est loin d’être nouvelle : elle existe dans les classes uniques depuis des décennies, est toujours pratiquée dans les « écoles du troisième type » et c’est également ainsi que sont traditionnellement organisées les ambiances Montessori. Elle est donc largement éprouvée, et les bénéfices pour les enfants de tous âges sont corroborés par de nombreux travaux de recherche depuis Vygotski dans les années 1960.

Les élèves sont-ils évalués en continu ou par étape ? Comment ces résultats seront-ils communiqués aux parents ?

Il n’y aura pas de notes, mais des évaluations par compétences. Nous favorisons l’auto-évaluation accompagnée d’une évaluation par l’enseignant : les deux sont comparées pour opérer des ajustements si nécessaire. Des évaluations sont organisées régulièrement afin de permettre à chacun de se repérer par rapport aux compétences du socle commun de l’Éducation nationale, à l’aide de ressources d’évaluation proposées pour les écoles publiques. L’erreur est non seulement permise, mais encouragée, car elle est vue comme une occasion d’apprentissage.

Pour le livret scolaire, nous nous fondons sur les compétences référencées dans le livret scolaire universel (LSU). Il est communiqué aux parents sur une base semestrielle. Il n’y a pas de note, mais des appréciations et une validation des compétences par les mentions acquis, à consolider, en cours d’acquisition.

Des rendez-vous pédagogiques sont  organisés deux fois par an et les parents ont l’occasion de croiser les enseignants le matin et le soir en déposant leur enfant, ce qui permet d’échanger très régulièrement de manière informelle. Pour les rendez-vous pédagogiques, il est possible d’y associer les enfants (sauf circonstances particulière justifiant d’échanger entre adultes uniquement) comme le recommandent les auteurs de Deeper Learning How Eight Innovative Public Schools Are Transforming Education in the Twenty-First Century.

Pouvez-vous nous donner des exemples d’activités qui sont réalisées à la Lab School ?

  • la fréquentation régulière de tiers lieux et l’ouverture sur le monde (Cité des sciences, Gaîté Lyrique, Liberté Living Lab, musées, etc.)
  • à partir de 2018-2019, une adaptation de la  « correspondance scolaire » à travers des échanges avec d’autres lab schools dans le monde. À l’envoi traditionnel de lettres pourront notamment se substituer des échanges sous forme de vidéo-conférences et par voie électronique.
  • s’attacher à donner du sens aux apprentissages et à favoriser la collaboration : une rédaction peut avoir pour finalité, par exemple, un billet sur le blog de l’école ; un groupe d’enfants peut être invité à structurer l’ensemble d’un projet (ex. organiser une exposition, une sortie, une partie d’un spectacle, etc.), ce qui peut nécessiter d’apprendre à réaliser un rétro-planning, faire une projection financière, communiquer, etc.
  • la pédagogie par projet (qui sera définie en concertation avec les élèves). Pour la première année, l’équipe leur propose notamment de suivre le tour du monde de Camille, l’une des futures élèves, qui commencera l’année avec nous et partira faire le tour du monde avec ses parents en cours d’année. Cela peut donner lieu à de multiples activités pédagogiques – géo, histoire, langues, maths, etc.
  • tester et donner leur avis sur des applications éducatives, en étant accompagnés par les enseignants et des développeurs (ex. avec BrainPop ou Tralalère), ce qui leur donne l’occasion de développer leur esprit critique par rapport aux outils numériques tout en s’instruisant.

Organisez-vous des sorties scolaires ?

Oui, bien entendu (musées, Philharmonie, fablabs, etc.). Et nous désirons également organiser des classes nature. Nous aimerions que les parents soient associés à ces activités et cela pourrait faire l’objet d’une séance de co-construction en amont de la rentrée. Nous souhaitons également que les parents qui en ont envie viennent partager avec les enfants leurs intérêts et leurs talents, que ce soit dans le domaine professionnel, artistique, culturel, linguistique, etc.

L’un des concepts des lab schools semble être de partager avec d’autres institutions et former d’autres enseignants. Allez-vous également incorporer des travaux et façons de faire d’autres écoles (par exemple AltSchool aux États-Unis?). Êtes-vous en contact avec d’autres lab schools à travers le monde ?

Oui, nous sommes membres de l’Association internationale des Lab Schools (IALS) et nous sommes régulièrement en contact avec différentes lab schools ou écoles fonctionnant sur le même concept dans le monde (Toronto au Canada, UCLA Lab School, Charlotte Lab School, Altschool aux US, Gateway en Inde, Labyrinth School en République tchèque, Geelong Grammar School en Australie, etc.).

Une partie des activités est en effet inspirée de ce qui se fait dans d’autres écoles innovantes, en France ou à l’étranger. Nous souhaitons aussi que les élèves puissent échanger avec leurs élèves. Parmi les projets possibles : projets à construire sur une thématique commune, partage d’expérience en visioconférence, voire voyages scolaire à plus long terme, au moins en France et en Europe !

LES PARENTS

Comment expliquer la Lab School à mes enfants avant la rentrée ?

Avant de finaliser l’inscription, les enfants viennent passer un ou deux jours à l’école. Cela permet aux futurs élèves de faire connaissance avec les autres enfants et de rencontrer les enseignants ou d’autres membres de l’équipe.

Les parents ont également besoin de conseils pour aider leurs enfants à s’épanouir. L’école mettra-t-elle également une formation en place pour eux ?

Pascale Haag a adapté le programme BEST profs (Concilier Bien-Étre, Santé et Travail quand on est enseignant) pour les familles. Deux modules de deux heures seront proposés gratuitement aux parents ayant inscrit leurs enfants à la Lab School.

Y a-t-il des lectures que vous recommandez pour les parents qui essaient d’entrer dans le bon état d’esprit ?

De nombreux ouvrages sont consacrés à l’éducation et à la pédagogie. En voici quelques-uns qui nous inspirent et dont nous proposons la lecture à l’ensemble de l’équipe éducative aussi bien qu’aux (futurs) parents, afin de disposer d’un socle de références communes. Certains des ouvrages ci-dessous existent également en anglais. Des références en anglais supplémentaires seront proposées prochainement.

  • Sur les émotions – Isabelle Filliozat, Au coeur des émotions de l’enfant. Marabout, 2013.
  • Sur la communication – Adèle Faber & Elaine Mazlish. Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent. Éditions du Phare, 2012.
  • Sur les neurosciences – Catherine Guegen, Pour une enfance heureuse repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau. R. Laffont, 2014.
  • Sur la discipline et le respect de l’enfant – Jane Nelsen, La Discipline positive. Éd. du Toucan, 2012.
  • Sur la pédagogie au collège (également applicable en primaire à bien des égards) – Jérôme Saltet & André Giordan. Changer le collège c’est possible ! OH ! éditions ; Play Bac, 2010.

Y a-t-il une association de parents d’élèves ? Un conseil d’école ? Un conseil des élèves

Comme l’école est nouvelle, ce sera aux parents de prendre la décision de créer une association de parents. Il n’en existe pas encore. L’un des principes de la Lab School est la co-éducation et les échanges constructifs entre les parents et le reste de la communauté éducative bénéficient à tous.

Des représentants de parents d’élèves sont membres du conseil d’école, qui se réunit à intervalle régulier (la fréquence des réunions est déterminée par les besoins).

À l’école, des conseils des élèves sont prévus chaque semaine pour régler les “questions courantes” comme dans la pédagogie Freinet.

Vous mentionnez que les parents sont invités à s’impliquer au moins 10 heures par an. Concrètement, comment contribuent-ils ?

C’est défini avec chaque parent. Parmi les possibilités : assurer une présence et proposer des activités pendant le temps de la pause méridienne ; initier un groupe d’élève à une pratique artistique, à l’usage d’un logiciel ou d’outils numérique (montage de films, code, création de jeux vidéos…) ; animer un atelier cuisine, des séances de yoga, de méditation, de jardinage, de confection de bouquets floraux, de calligraphie, de découverte de l’astronomie, etc.

Les parents peuvent-ils contribuer d’autres façons en faisant campagne pour obtenir des choses comme des tablettes pour les élèves, des robots, des équipements scientifiques, des sorties jardinage, etc. ?

Oui, avec plaisir ! Tout ce qui peut servir aux pratiques artistiques est également bienvenu.

LA RECHERCHE

Même si la recherche est l’un des piliers de l’école, comment vous assurez-vous que les rythmes des enfants ne sont pas trop perturbés?

Principalement en prenant exemple sur les lab schools qui existent depuis le 19e siècle ailleurs et ont toujours eu cette préoccupation qui se reflète dans la littérature scientifique. Les lab schools sont avant tout des écoles, où la pédagogie qui est mise en œuvre est fondée sur le meilleur état de la recherche pour en faire bénéficier les enfants. Les nouvelles recherches sont soumises à l’approbation de l’équipe pédagogique dans un premier temps, puis à celles du conseil pédagogique de la LSP, du conseil scientifique du LSN et du comité d’éthique de l’EHESS. L’ensemble des acteurs a comme préoccupation centrale d’offrir aux enfants les meilleures conditions d’apprentissage.

L’école partage-t-elle avec les enfants et les parents le genre de recherche qui se déroule pendant l’année scolaire (comme à la Lab School de l’UCLA qui prévient les parents deux semaines avant chaque début d’étude) ?

Les parents sont informés des recherches en cours, des résultats, et ceux que cela intéresse peuvent également participer à des conférences de restitution de la part de chercheurs. Nous organisons régulièrement des rencontres, notamment des petits-déjeuners avec des chercheurs. Par ailleurs, nous nous intéressons aussi au mouvement des Universités populaires de parents et serions très heureux si des parents de la Lab School Paris avaient envie d’y participer. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Enfin, les parents sont invités aux séminaires de l’EHESS, qui sont ouverts à tous, ainsi qu’aux autres événements du Lab School Network et de la Lab School Paris.

DIVERSITÉ & INCLUSION

Quel est le profil des élèves ?

La Lab School souhaite être au service de tous types d’enfants, le bien être en classe étant l’une des valeurs fondatrices du projet. Dans sa logique de lien avec la recherche, cette école se veut représentative de la société. Par conséquent, nous souhaitons accueillir des enfants issus de diverses catégories sociales, ainsi que des enfants à besoin éducatifs particuliers (dyslexie, etc.), dans une proportion approchant la réalité sociale. Nous ne sommes cependant pas en mesure, dans la configuration actuelle de notre établissement (locaux, composition de l’équipe), d’accueillir des enfants qui présentent des troubles important du comportement (violences physiques, en particulier).

Comment avez-vous atteint vos objectifs en terme de diversité et d’inclusion des publics ?

L’école ne reçoit pas de subvention de la part des pouvoir publics. Pour la diversité sociale, nous avons commencé à chercher des financements auprès de fondations et avons lancé une campagne de crowdfunding. Le nombre de bourses attribuées dépend, chaque année, des financements que nous parvenons à obtenir.

Pour la diversité cognitive, il n’y a pas à communiquer dessus davantage que nous l’avons déjà fait, car les parents d’enfants à besoins éducatifs particuliers sont à la recherche de solutions lorsque le système traditionnel ne parvient pas à répondre à leurs attentes et nous contactent spontanément. Nous avons déjà reçu suffisamment de demandes pour notre capacité d’accueil en 2018.

Existe-t-il une aide financière pour certaines familles ?

La Lab School souhaite inclure des enfants de familles d’origines sociales différentes. Il est possible aux familles qui ne peuvent s’acquitter de la totalité des frais de scolarité de solliciter des bourses, dont le montant est fixé en fonction du revenu et de la situation des parents. Pour atteindre cet objectif, nous recherchons des financements complémentaires (mécénat, revenus liés à des formations, etc.). Leur nombre est limité, afin de garantir l’équilibre de l’établissement.

LES OUTILS NUMÉRIQUES

Quelle sera la part d’utilisation des outils numériques ?

À la Lab School Paris, nous prônons un usage raisonné et critique : les outils numériques sont au service du projet pédagogique et sont choisis lorsqu’ils apportent un bénéfice aux utilisateurs. Il s’agit d’un complément à d’autres dispositifs et non d’un substitut (et encore moins d’un gadget). L’élève peut ainsi être amené à utiliser un ordinateur ou un téléphone en alternance avec d’autres supports d’apprentissages : papier, crayons, livres, tableau, etc. Le numérique peut notamment être utile dans le cas de la remédiation (voir par exemple le projet Domoscio en collaboration avec les éditions Hatier).

Ils sont utiles notamment dans trois cas :

  • pour assister les enseignants dans la différenciation pédagogique par des tableaux de suivi individualisé
  • pour assister l’apprentissage des enfants : espace d’apprentissage personnalisé, ressources en ligne, etc.
  • comme outils d’apprentissage : jeux électroniques, programmation, notamment

Le rôle de l’école est de permettre aux élèves de se former à une littératie multi-modale, qui comprend les médias digitaux, au même titre que les autres médias (presse, télé, écrit). Le concept multidimensionnel de multimodal litteracy a été développé à partir du début des années 2000).

Il s’agit également de former à l’utilisation des médias – numériques ou non – en développant l’esprit critique et la capacité d’analyse de discours des élèves (par exemple, apprendre à hiérarchiser les informations trouvées sur Internet).

Enfin, les élèves sont sensibilisés aux risques liés aux outils numériques de façon à leur permettre d’adopter “un usage réflexif, citoyen et responsable d’Internet”, à “susciter leur réflexion sur les opportunités et les risques d’Internet sans le diaboliser” et à “apprendre aux jeunes à maîtriser Internet sans se laisser maîtriser par lui, comme le suggère le dossier Internet et les jeunes : guide à l’usage des enseignants du 1er degré.

Y a-t-il des outils numériques mis en place pour la communication entre l’école et les parents ?

Pour le moment, nous communiquons principalement par courrier électronique et via un carnet de correspondance, mais cela pourrait évoluer avec le temps.

LOGISTIQUE

Quel est le calendrier de la Lab School Paris ?

La Lab School Paris suit le calendrier scolaire de l’académie dans laquelle elle est implantée (en l’occurrence celle de Paris). Les vacances seront les mêmes que pour les écoles publiques (le calendrier est consultable ici).

Une journée type se déroule ainsi:

  • 8h30-8h45: accueil des enfants
  • 8h45-11h30: apprentissages fondamentaux
  • 11h30-14h00: déjeuner et sortie au parc
  • 14h00-15h: ateliers
  • 15h-16h15: projets personnels ou collaboratifs liés aux apprentissages fondamentaux

Pour plus de détails, consultez cette page.

Comment traitez-vous les exigences de sécurité (bâtiment, nourriture, vérification des antécédents du personnel) ?

  • L’équipe a travaillé avec des architectes sur la mise aux normes des locaux (atelier cmjn) et l’ouverture de toute école est soumise à une autorisation de la préfecture, de la mairie, des pompiers.
  • Pour la cantine, nous avons un accord avec le restaurant solidaire Un monde Gourmand.
  • Les enseignants sont choisis sur la base de leur expérience pédagogique, en France ou à l’étranger et leur intérêt pour la recherche est également pris en compte. Le recrutement des enseignants est soumis à l’approbation du conseil pédagogique et à celui du conseil scientifique du LSN, qui comprennent des représentants de l’ÉN. Il y aura aussi des réunions d’intervision régulières avec d’autres enseignants pour discuter d’éventuelles difficultés et améliorer constamment les pratiques, tout cela dans un esprit d’absence de jugement et de bienveillance.

Où ont lieu la récréation et les temps de jeu informels ?

Le square Émile Chautemps, situé en face de la Gaîté Lyrique est à la fois très protégé et assez vaste. À l’instar de la majorité des écoles alternatives à Paris ou en proche banlieue, nous ne disposerons pas de cour de récréation. Nous avons pris contact avec la mairie du 2e arrondissement pour proposer d’aménager la place Sainte Foy, au bout de la rue d’Alexandrie. Notre idée serait d’en faire une sorte de potager urbain en installant davantage de bacs. Ce projet est à développer en concertation avec le conseil de quartier, avec qui nous sommes en relation. On pourrait imaginer y associer la maison de retraite la plus proche et/ou d’autres écoles.

Un tel projet pourrait également donner lieu à de nombreuses applications pédagogiques (recherches sur les plantes, visiter des jardins partagés du quartiers, séances de brainstorming pour savoir comment aménager la place, rédaction d’un projet, prendre contact avec le conseil de quartier, etc.).

Enfin, des sorties peuvent être organisées au Parc de la Villette (en profitant de la proximité de la Cité des sciences et de l’industrie) ou dans d’autres espaces verts.

Quel est le matériel scolaire à acheter ?

Les fournitures à la charge des parents seront limitées (cahiers, lutins/classeurs, trousse, papier, etc.). L’équipe en communique la liste au moment de l’inscription.

Sera-t-il possible d’inscrire des enfants pour l’entrée au collège ?

Les élèves qui fréquentent déjà la Lab School Paris en CM2 sont prioritaires pour entrer en 6e dans notre établissement. Il est possible de s’inscrire sur la liste d’attente.

Comment l’école est-elle financée ? Beaucoup de lab schools font partie de campus universitaires.

En effet, la majorité des lab schools en Amérique du nord sont des écoles – généralement privées, mais il en existe quelques-unes qui sont publiques – localisées sur un campus et en partie financées par l’université. Dans notre réflexion pour adapter le concept en France, nous avons pris contact dès 2015 avec des représentants de l’Éducation nationale et nous réfléchissons avec les pouvoirs publics à la possibilité d’en ouvrir une un jour dans le public, à proximité d’un campus universitaire. Il nous a cependant paru très important d’expérimenter à petite échelle sans attendre davantage, même si c’était en marge de l’institution. En effet, (notamment en raison de l’approche des élections), la période  n’était guère favorable à la prise de décision malgré la bienveillance institutionnelle que nous avons rencontrée. Créer une école gérée par une association à but non lucratif pour démontrer la faisabilité du projet nous a semblé le meilleur compromis, tout en tenant l’Éducation nationale informée de nos démarche à travers notre conseil scientifique et notre conseil pédagogique.

Dans la mesure où nous ne bénéficions d’aucun financement public, le financement de l’école (loyer, salaires de l’équipe, équipement de l’école) est entièrement assuré par les frais de scolarité et les sources de financement complémentaires que nous pouvons trouver. Une partie de nos ressources provient de formations pour adultes (professionnels de l’éducation, parents, sur l’innovation pédagogique et les outils numériques appliqués à l’éducation) et nous avons également sollicité le soutien de fondations.